Puisque toutes choses a un commencement

Puisque toutes choses a un commencement
Lecteur, lectrice, Bonjour,


Je m'appelle Lise, mon âge ne vous servira certainement à rien, je vous informerais juste que je suis en pleine adolescance d'ou mon envie de tartiner des sentiments mielleux,niais, et d'une banalité renversante . J'aurai très envie d'en rester là,mais puisque je suis censée vous informer sur ce blog, je me dois de continuer . Alors, sur ce site, vous découvrirez une fiction, nommée "La brume de Paris ", (ouah, comme le titre du blog, je suis trop forte ! ) . Pas de résumé, parce que primo, j'ai la flemme, secondo, vous dévrourirez par vous même .
Je crois que tout cela suffira sur ce, tchao et bonsoir .

# Posté le dimanche 08 mars 2009 11:33

Modifié le lundi 09 mars 2009 14:04

Chapitre 1 : coffee and cigarettes

Chapitre 1 : coffee and cigarettes
Mes pas se suivent, s'enchaînent . Je ne sais pas où je vais, si je vais me perdre, certainement ... Et pourtant, ça m'est égal . Je me fous de ne pas savoir où je suis, je me fous de ne pas savoir comment rentrer; je suis comme la brume, je pars et arrive sans réel but .

Il fait frais ce matin. La brise fait voler ma grande mèche . Mes talons claquent sur le sol . Ce que j'ai mal ! Heureusement que j'ai pensé à mettre mes converses dans mon fourre-tout . Je m'arrête, ce que j'aime ça, ce que j'aime être seule dans ces petites rues, se sentir comme maître de soi-même, ne plus gêner personnes, peut-être est-cela la liberté ? Ces rues sont devenues comme de vielles amies, elles sont agréables, elles me restent fidèles . Je m'approche d'une vitrine, et me met à rêvasser devant une robe . Il y a des plaisirs simples dans la vie ... Je suis assez grande pour m'imaginer au travers du reflet de mon visage à la place de la tête du mannequin . La vendeuse me jette un regard faussement accueillant. Il faut dire que j'ai le style d'une acheteuse potentielle, avec ma petite robe grise et mes talons ... Mais il se trouve que l'acheteuse potentielle est totalement fauchée, dommage . Je lance un dernier sourire à la vendeuse avant de me retourner. Je marche de plus en plus en plus rapidement, les magasins commencent tout juste à ouvrir. Il faut dire qu'il est à peine 7 heures et demi du matin. Je me rapproche d'un petit bar, m'assoit en terrasse. Depuis cette foutue loi, je suis obligée de me geler tout les matins. Le serveur me remarque, et vient tout de suite prendre ma commande. Finalement, je change de table pour me rapprocher des chauffages extérieurs . Je remonte les yeux, le ciel est couvert, comme à son habitude . Cependant, la brise reste agréable, car il ne s'agit pas là du froid qui vous traverse , vous transperce et vous laisse . Il ne s'agit pas non plus des petits courants d'airs, qui vous remontent dans le dos, qui vous font frissonner. La plupart des volets des immeubles avoisinants sont fermés . Un samedi matin banal .Je cherche dans mon sac, mon introuvable paquet de clopes, toujours bien caché au fond de mon sac . J'approche mon briquet, mon bon vieux briquet, presque vide . Je me souviens, c'était mon père qui me l'avait donné, et pourtant, il y tenait . Il m'avait expliqué que c'était le briquet de son adolescence . Qu'il l'avait quand il a rencontré ma mère . J'aimais ces histoires romantiques à l'époque ... Je secoue mon briquet, pour sortir le peu de gaz qui restait . J'arrive à faire sortir une faible flamme, puis le briquet s'éteint totalement . Je n'aurais pas du l'utiliser pendant le concert des Rolling Stones ... C'était le bon temps ... Le temps des conneries et de l'insouciance .On était jeunes, on était con, et on était persuadé que la vie n'était qu'un jeu . Je le crois encore finalement .

# Posté le dimanche 08 mars 2009 11:38

Modifié le lundi 09 mars 2009 14:05

Chapitre 1 : coffee and cigarettes

Chapitre 1 : coffee and cigarettes
« Euh, Madame, votre café est prêt . »

Le serveur me sort avec une sorte de brutalité de mes rêveries . Bien que sa voix soit restée timide, le retour à la réalité est toujours dur . Celui là plus particulièrement . Non, je ne dois pas me laisser emporter par mes souvenirs, je sais qu'ils mènent des regrets, et je n'en peux plus . Il me faut de nouveaux souvenirs, de nouveaux amis, de nouveaux moments, un nouveau départ . Il me faut recommencer ma vie, puisque l'ancienne ne me convient plus . Peut-être que le soleil se cache derrière les nuages ? Je ne peux plus attendre que tout s'arrange, j'ai trop patienté . Je laisse échapper quelques bouffées de fumée, et éloigne ma cigarette . Il fallait me reprendre, réparer ma vie, lâcher prise pour reprendre son souffle, le retour n'en serait que meilleur. Je voulais recommencer, effacer cette ancienne vie, redevenir celle que j'était avant lui . Je tourne la tête, le serveur me regarde d'une drôle de façon . Son regard croise le mien puis, me fuit immédiatement . Je retourne ma tête, et je ne peux pas m'empêcher de sourire, je suis libre, enfin libre .

Le retour m'a été bénéfique. J'avais oublié à quel point sortir m'était agréable . Je m'émerveille des beautés de la capitale . Je la redécouvre . Petit à petit, je retrouve le sourire, je pourrais même dire qu'il s'accroche à mon visage, et ne semble pas vouloir le quitter . Les rues se remplissent avec le temps. Je m'offre une petite visite de la capitale . Je passe devant Notre Dame, prends le métro, rejoint le sacré c½ur, pour finir avec la tour Eiffel . Quel monde il y a tout de même. Un nuage de touriste chinois était en face de la tour, les flashs crépitent, j'ai pendant un instant l'impression d'être une star du festival de Cannes . J'arrive après cinq minutes à m'acheter un ticket d'entrée . J'observe pendant un instant l'escalier et l'ascenseur . Attendre cinq minute puis se retrouver coincé entre une horde de touriste, ou un très bon exercice de gym matinal , cruel dilemme . J'opte finalement pour l'escalier, après tout, cela ne fera pas de mal à mes mollets. J'arrive ,essoufflée en haut de la tour Eiffel .Je me souvenais très bien de ma dernière venue, il y a trois ans ...

Je m'assoie au bar, et prends de nouveau à café, à la différence que celui-ci est hors de prix . Je crois que je deviens accro à la caféine . Elle me permet de réfléchir, mais étrangement je ne ressens plus réellement l'énergie m'envahir .Je crois en avoir tellement bu que le goût même m'échappe . J'attrape mon habituel paquet de clopes . Moi qui avait toujours été contre la cigarette, je me souviens avoir fait la morale aux filles qui fumaient à 13 ans, si elle me voyait maintenant ... Mes poumons respirent la crasse; il faudra que je pense à arrêter un jour. Je prends le temps d'admirer la vue . Paris le matin, le soleil qui commence à percer à travers les nuages, les volets qui commencent à s'ouvrir, la ville se réveille avec moi .

« Ca vous dérange pas si je m'assoie là ? Il n'y a plus une place de libre . »

Ma tête se tourne vivement pour observer l'inconnu . Il est brun, ou châtain , je ne sais plus . Il a opté pour une coupe décoiffé, comme s'il venait de se réveiller, cependant, cela lui allait bien . Il avait les yeux d'un noir perçant, bien trop mystérieux . Je tourne ensuite ma tête et aperçois un groupe de touriste occupant toutes les tables, il sont bien soixante dans le bar . Avec mes quelques rudiments de la langue, je crois reconnaitre des allemands .


# Posté le mercredi 22 avril 2009 08:21

Chapitre : Coffee and cigarettes

Chapitre  : Coffee and cigarettes
« Je vous en prie . »

Je tourne la tête; essaye de me concentrer sur cette vue, avec touts ces immeubles, les quelques monuments à l'horizon . J'approche ma tasse de ma bouche, puis avale une gorgée de café . Je ne peux m'empêcher une grimace, celui-ci est brûlant . Des souvenirs me reviennent ... Tu te souviens quand tu m'as dit que je ne serais rien sans toi ? Regarde-moi , je ne suis pas encore morte, je ne suis pas encore écroulée de tristesse, et je compte bien reconquérir le bonheur, sans toi .

« Une bonne journée pour se balader, n'est-ce- pas ? » Dit mon voisin d'en face

La voix rauque me fit sursauter un instant . Je remonte mon regard afin d'apercevoir le jeune homme . De vue, on peut supposer qu'il avait à peu près mon âge à quelques années près .

« Effectivement . » me suffisais-je à dire, à défaut d'avoir trouver quelque chose de plus intéressant pour enrichir la conversation.

- Comment vous appelez vous ? Dit le jeune homme
- Ce serait plutôt à moi de vous demander ça, après tout, c'est vous qui tentez d 'engager la conversation avec moi depuis quelques minutes . D'ailleurs, qu'est-ce que mon nom vous apportera ? Si vous le voulez, je peux être Marie, ou encore Anne, ou bien Claire, je suis un simple visage . Bon pour cette fois, appelons moi Jane, et vous, vous serez Joe .
- Hum, très bien, disons que ce n'est pas une méthode que j'utilise généralement pour me présenter . Mais, si vous le voulez, je serais Joe . Alors, très chère Mlle Jane, puis-je connaître la raison de votre venue sur le symbole même de Paris ?
- Non mais je rêve, quelle indiscrétion !

J'étouffe un petit rire, vous savez, pas de ceux qu'on qualifient de gloussement seulement, un rire une peu plus naturel .

- Vous savez, il y a des jours où une balade s'impose, le temps de ne plus penser à rien, de se ressourcer . Et, j'ai supposé que redécouvrir la capitale serait une belle balade . Je vous retourne la question .
- Ca fait plus d'un an que je viens ici tout les matins, j'aime cet air frais, cette petite brise, et puis, j'aime ce café, c'est l'un des meilleurs que j'ai jamais bu , J'aime cet atmosphère, certaines personnes se sentiront oppressé dans un espace où converge tant de personnes, mais pour moi, c'est le contraire, cette foule me rassure, ne me demandez pas pourquoi ...
- Ainsi vous supportez tout ce brouhaha, et que des touristes vous demande de les prendre en photos toutes les deux minutes ? Vous m'impressionnez ...
- Ignorez-vous que je suis l'homme idéal ?
- Excusez-moi, mais je suis désolé de vous annoncer que l'homme idéal n'existe pas, c'est une vérité dont toutes les femmes ont du accepté . Croyez-moi, je l'ai cherché longtemps ...
- Ainsi vous brisez tout mes rêves d'être adulé par la gente féminine . Mais, puis-je vous demander d'arrêter de nous vouvoyer, après tout, nous avons tout deux à peu près le même âge .
- Comment le savez-vous ? Peut-être suis-je bien plus âgé !
- Dans ce cas vous auriez du avoir recourt au botox, et vous auriez certainement plus ressemblé à une poupée en plastique, incapable de transmettre une émotion au travers de son visage . Ce que vous n'êtes pas .
- C'est flatteur, mais très maladroit comme compliment . Quant au fait de pencher pour le tutoiement, je refuse . Le vouvoiement est utilisé pour les inconnus .
- Vous me considérez donc comme un inconnu malgré la conversation que nous entretenons depuis une dizaine de minutes ?
- Si vous n'en étiez pas, vous connaîtriez au moins mon nom .
- Bon, okay, je m'avoue vaincu, je continue à vous vouvoyer . Bien que cela me paraisse toujours étrange .
- Sachez que je suis la bizarrerie même .
- J'aimerais bien voir ça ...
- Vous me mettez au défi, ,c'est cela ?
- Pourquoi pas ?
- Très bien, j'attends votre défi .
- Avalez la fumée de votre cigarette .
- Vous voulez vraiment que je meurt d'un cancer des poumons. Mais, très bien, un défi est un défi, et je l'accepte .

Je respire un bon coup , parfois que je me dis ma connerie enfantine peut me mener loin, et pourtant, je crois que c'est mieux ainsi . Sans elle, je serais cloitrée dans ce monde d'adulte, ou l'interdit demeure l'interdit. Je rapproche ma Malboro de ma bouche, avale une courte bouffée. A peine rentrée dans le fond de ma gorge, me voila qui me met à cracher mes poumons . En face de moi, je retrouve mon charmant inconnu, hilare .

# Posté le vendredi 08 mai 2009 13:38